Oscillo-battants – Défaillance d’un doigt anti fausse manœuvre

La reproduction d'un désordre

Des quincailleries d'ouvrants oscillo-battants équipant un hôpital cassent après quelques années d'utilisation, alors qu'il s'agit de mécanismes éprouvés conventionnellement à 7 000 cycles d'ouverture et de fermeture.

L'examen du placement d'un des doigts de verrouillage sur sa gâche permet d'échafauder une hypothèse :

Les usagers tournent la poignée de condamnation avant de refermer le vantail, ce qui, par effet de bras de levier, permet de développer une force susceptible de casser l'élément du mécanisme qui supporte la fenêtre.

La reproduction de cette fausse manœuvre a permis de démontrer qu'il était possible, sans forcer excessivement sur le vantail, de reproduire la casse du pivot porteur.

Doigt de verrouillage des oscillo-battants en fonctionnement normal
Doigt de verrouillage des oscillo-battants en fonctionnement anormal

Cette expérience a permis d'établir, qu'en cas de fausse manœuvre, la position des doigts de verrouillage du cadre ouvrant peut avoir des conséquences graves sur sa solidité, critère dont il n'est jamais tenu compte lors des conceptions.

Des essais de manipulations réelles pourraient mettre en évidence bon nombre de fragilités de ce type dont les essais conventionnels ne rendent pas compte, considérant, tant les mécanismes "anti-fausse manœuvre", que les usagers, comme infaillibles.